10 ans déjà, depuis mon retour de Chine

Incroyable mais vrai cela va faire cette année, 10 ans, que je suis rentré vivre en Europe. Je suis toujours rêveur de ces années passées dans l’empire du Milieu, je pense que 2009-2011 était finalement le meilleur moment pour vivre à Shanghai, la Chine s’est depuis renfermée sur elle-même.


Je me souviens arrivant là-bas, à Shanghai, à même pas 18 ans, en plein été, n’ayant jamais auparavant voyagé en Asie ! J’avais à l’époque fait le choix de suivre mon père, parti pour un nouvel emploi dans cette immense ville de 25 millions d’habitants et d’abandonner ma vie parisienne pour l’inconnu.
Avec le recul, c’était sûrement plus que ça, je devais chercher à oublier quelque chose, ou chercher le bonheur ailleurs. J’avais même abandonné ma copine de l’époque, Claire avec qui la relation à distance vous vous en doutez n’a pas fonctionné très longtemps. Encore aujourd’hui elle déteste la Chine et j’en suis désolé.

Le premier jour à Shanghai

Je me souviens très précisément de mon arrivée à Shanghai, après ces 10h30 de vol à bord d’un vol Air France, nous étions tous là, mon père, ma belle-mère et mes deux demi-frères. La première chose que l’on ressent en sortant de l’avion, c’est cette chaleur et cette moiteur ambiante, comme la plupart des passagers nous devions remplir ces petits bordereaux à en-tête jaunes pâle pour indiquer notre jour d’entrée et numéro de passeport, pour le remettre à la douane, papier qui nous servirait lors du départ également.
L’aéroport de Pudong est assez imposant, je me souviens du toit du terminal qui semble être percée de dizaines de grand piliers suspendu dans les airs, semblables à de grandes pailles blanches. Le passage de la douane est assez impressionnant, il y a une armée de guérites avec des policiers, et des dizaines de caméras scrutant nos faits et gestes. J’ai beau être excité par ce premier jour en Chine, j’avoue être un peu impressionné par ce déploiement de force. Au passage de la douane, on vous demande tout simplement de regarder une caméra qui vous identifie, déjà à l’époque, en reconnaissance faciale par rapport à votre passeport. Des caméras thermiques filment tous les passagers à la recherche d’un fiévreux qui pourrait représenter un risque.
Nous récupérons sans encombre nos bagages et sortons du terminal à la recherche de deux taxis afin de rejoindre notre maison à l’autre bout de la ville, proche du lycée français. La moiteur et les 38 degrés ambiant rendent tous les déplacements pénibles, je me souviens à ce moment là d’avoir repéré que les taxis étaient de vielles Santana des années 80, et de me dire que non il n’y aurait probablement pas la climatisation dedans…
Nous trouvons un taxi, notre adresse était préparé sur un morceau de papier, nous avions répétés à l’avance la prononciation de cette adresse mais rien n’y fait, le chauffeur ne comprend pas et ne sait pas lire le chinois 😮. Après un rapide entretient avec son collègue de l’autre taxi, ils finissent par comprendre l’adresse et nous prennent en charge, c’est dans ce genre de moment que l’ont prie qu’ils aient compris l’adresse correctement. Nous roulons alors à tombeaux ouverts, les fenêtres grandes ouverte sur l’autoroute qui mène vers la ville. Je me souviens que le compteur émet un son lorsque le taxi dépasse une certaine vitesse, cela n’a pas l’air de l’en inquiéter, tant pis. Nous tombons rapidement dans des embouteillages monstres, quand je dis monstres, il faut imaginer une autoroute à deux étages superposés, avec 6 voie de chaque côtés. Les voitures accélèrent comme des dingues à chaque fois qu’il y a un peu d’espace, le trajet est très inconfortable. Je me vois presque mourir de chaud ou d’asphyxie au milieu de ce traffic, c’est la première fois où je me suis dit – Mais qu’est ce que je fais là- 😬.
Après deux heures de traffic dense nous arrivons à l’entrée du campound, il faut comprendre ici une sorte de Gated Community avec des gardiens à l’entrée de cet ensemble de maisons. Les gardes ne nous connaissent pas et il faut négocier plusieurs minutes et montrer patte blanche pour pouvoir y entrer. Nous sommes la maison 63, plusieurs minutes d’un circuit routier tortueux dans la résidence pour enfin trouver notre maison. Nous y somme enfin après ce long périple.

Nous entrons dans cette belle maison, presque vide, étant donnée que nos meubles arriveront par porte-conteneur dans un mois environ. Cette maison est la plus grande dans laquelle je n’ai jamais vécu, à l’américaine avec de la climatisation dans toutes les pièces. On nous présente à notre Ayi, qui est en Chine souvent une femme de ménage mais dans ce cas précis notre bonne-à-tout-faire de la maison, elle dispose d’ailleurs d’une chambre près du garage. C’est à ce moment là que je réalise que j’y suis et qu’il n’y a pas de retour en arrière possible.

À suivre…

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