La Chine au coeur de l’actualité du weekend

Les vols Air France suspendus pour deux semaines

Air France se voit punir par les autorités shanghaïennes pour avoir transporté des passagers positifs au coronavirus vers la Chine. La compagnie se voit interdite de vol entre Paris et Shanghai du 10 au 24 mai prochain. Ce n’est pas la première fois que les autorités chinoises sanctionnent la compagnie nationale, en effet, Air France a déjà été interdit de vol pendant une semaine du 23 au 29 novembre dernier.
Pour rappel les autorités chinoises condamnent à ce type de peines les compagnies aériennes si plus de 5 passagers sont positifs au covid lors de leur arrivée en Chine, et cela sur la totalité de leurs vols.
C’est à ma connaissance le seul pays à pratiquer ce genre de mesures, un comble quand on sait que le virus est originaire de Wuhan…

Le parti communiste chinoise retire un post se moquant de la situation en Inde

Le parti communiste a finalement retiré de Weibo le post qui se moquait de la situation terrible que subit l’Inde face à la recrudescence des cas de coronavirus dans le pays. Le montage photo (lien bbc) montre une fusée chinoise au décollage d’un coté et les crématoires indiens de l’autre, avec comme légende de l’image “Allumer un feu en Chine vs Allumer un feu en Inde”… Le post émane d’un compte officiel d’une agence du parti.

Démonstration de force en mer de Chine du Sud

La Chine envoie un porte-avions et sa flotte dans les mers du Sud pour un exercice militaire. À ce jour l’empire du milieu dispose de deux porte-avions dont celui déployé lors de cet exercice – le Shangdong – entré en service en 2019.

Les patrouilles de la flotte américaine dans la zone ont augmentés de 20% depuis l’élection du nouveau président américain. D’un côté les USA veulent montrer qu’ils ne laisseront pas la Chine conquérir de nouveaux territoires en mer du Sud, de l’autre la Chine semble bien décider à tenir tête aux USA dans cette zone composée de plusieurs iles et îlots disputés entre plusieurs pays, et également de Taiwan.

Ce n’est pas sans rappeler la situation politique de Hong Kong, la Chine a su mettre à profit la pandémie mondiale pour faire taire les manifestations pro-démocratie sur l’ancien territoire anglais, ainsi que pour prendre le contrôle politique et enfermer les opposants aux régimes sous couvert de sécurité nationale.
https://hongkongfp.com/2021/05/02/interview-hong-kong-is-a-city-lost-to-an-enemy-of-the-free-world-says-exiled-chinese-dissident-wuer-kaixi/

10 ans déjà, depuis mon retour de Chine

Incroyable mais vrai cela va faire cette année, 10 ans, que je suis rentré vivre en Europe. Je suis toujours rêveur de ces années passées dans l’empire du Milieu, je pense que 2009-2011 était finalement le meilleur moment pour vivre à Shanghai, la Chine s’est depuis renfermée sur elle-même.


Je me souviens arrivant là-bas, à Shanghai, à même pas 18 ans, en plein été, n’ayant jamais auparavant voyagé en Asie ! J’avais à l’époque fait le choix de suivre mon père, parti pour un nouvel emploi dans cette immense ville de 25 millions d’habitants et d’abandonner ma vie parisienne pour l’inconnu.
Avec le recul, c’était sûrement plus que ça, je devais chercher à oublier quelque chose, ou chercher le bonheur ailleurs. J’avais même abandonné ma copine de l’époque, Claire avec qui la relation à distance vous vous en doutez n’a pas fonctionné très longtemps. Encore aujourd’hui elle déteste la Chine et j’en suis désolé.

Le premier jour à Shanghai

Je me souviens très précisément de mon arrivée à Shanghai, après ces 10h30 de vol à bord d’un vol Air France, nous étions tous là, mon père, ma belle-mère et mes deux demi-frères. La première chose que l’on ressent en sortant de l’avion, c’est cette chaleur et cette moiteur ambiante, comme la plupart des passagers nous devions remplir ces petits bordereaux à en-tête jaunes pâle pour indiquer notre jour d’entrée et numéro de passeport, pour le remettre à la douane, papier qui nous servirait lors du départ également.
L’aéroport de Pudong est assez imposant, je me souviens du toit du terminal qui semble être percée de dizaines de grand piliers suspendu dans les airs, semblables à de grandes pailles blanches. Le passage de la douane est assez impressionnant, il y a une armée de guérites avec des policiers, et des dizaines de caméras scrutant nos faits et gestes. J’ai beau être excité par ce premier jour en Chine, j’avoue être un peu impressionné par ce déploiement de force. Au passage de la douane, on vous demande tout simplement de regarder une caméra qui vous identifie, déjà à l’époque, en reconnaissance faciale par rapport à votre passeport. Des caméras thermiques filment tous les passagers à la recherche d’un fiévreux qui pourrait représenter un risque.
Nous récupérons sans encombre nos bagages et sortons du terminal à la recherche de deux taxis afin de rejoindre notre maison à l’autre bout de la ville, proche du lycée français. La moiteur et les 38 degrés ambiant rendent tous les déplacements pénibles, je me souviens à ce moment là d’avoir repéré que les taxis étaient de vielles Santana des années 80, et de me dire que non il n’y aurait probablement pas la climatisation dedans…
Nous trouvons un taxi, notre adresse était préparé sur un morceau de papier, nous avions répétés à l’avance la prononciation de cette adresse mais rien n’y fait, le chauffeur ne comprend pas et ne sait pas lire le chinois 😮. Après un rapide entretient avec son collègue de l’autre taxi, ils finissent par comprendre l’adresse et nous prennent en charge, c’est dans ce genre de moment que l’ont prie qu’ils aient compris l’adresse correctement. Nous roulons alors à tombeaux ouverts, les fenêtres grandes ouverte sur l’autoroute qui mène vers la ville. Je me souviens que le compteur émet un son lorsque le taxi dépasse une certaine vitesse, cela n’a pas l’air de l’en inquiéter, tant pis. Nous tombons rapidement dans des embouteillages monstres, quand je dis monstres, il faut imaginer une autoroute à deux étages superposés, avec 6 voie de chaque côtés. Les voitures accélèrent comme des dingues à chaque fois qu’il y a un peu d’espace, le trajet est très inconfortable. Je me vois presque mourir de chaud ou d’asphyxie au milieu de ce traffic, c’est la première fois où je me suis dit – Mais qu’est ce que je fais là- 😬.
Après deux heures de traffic dense nous arrivons à l’entrée du campound, il faut comprendre ici une sorte de Gated Community avec des gardiens à l’entrée de cet ensemble de maisons. Les gardes ne nous connaissent pas et il faut négocier plusieurs minutes et montrer patte blanche pour pouvoir y entrer. Nous sommes la maison 63, plusieurs minutes d’un circuit routier tortueux dans la résidence pour enfin trouver notre maison. Nous y somme enfin après ce long périple.

Nous entrons dans cette belle maison, presque vide, étant donnée que nos meubles arriveront par porte-conteneur dans un mois environ. Cette maison est la plus grande dans laquelle je n’ai jamais vécu, à l’américaine avec de la climatisation dans toutes les pièces. On nous présente à notre Ayi, qui est en Chine souvent une femme de ménage mais dans ce cas précis notre bonne-à-tout-faire de la maison, elle dispose d’ailleurs d’une chambre près du garage. C’est à ce moment là que je réalise que j’y suis et qu’il n’y a pas de retour en arrière possible.

À suivre…

Triste actualité pour les défenseurs des animaux

L’assassinat du directeur de l’ONG -The Chengeta Wildlife Foundation-, Rory Young, le 26 avril 2021 dernier, au coeur du parc national d’Arly au Burkina Faso, ainsi que de deux journalistes espagnols David Beriáin et Roberto Fraile est une bien triste nouvelle.
Cette information est passée totalement inaperçue dans les journaux français jusqu’à ce que le Captain Paul Watson lui rende hommage sur sa page facebook. Pour rappel ce dernier est le directeur des Sea Sheperd.
Il aura fallu attendre le 28 avril pour que la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay condamne fermement cette tragédie dans un communiqué.

La Parc national d’Arli est situé à l’extreme est du Burkina Faso

Un convoi de 40 personnes composé de l’unité militaire spéciale de défense de la faune du parc et de nos protagonistes a été pris en embuscade par un groupe jihadistes à 15 kilomètre de la ville de Natiaboni. La région est connue pour sa dangerosité, il n’est pas rare d’y croiser des brigands, des braconneurs et des groupes armés.

Le parc couvre une large gamme d’habitats, des forêts galeries des rivières Arly et Pendjari aux savanes boisées et aux collines de grès de la chaîne de Gobnangou. Il abrite notamment des éléphants et des lions qui sont les premières victimes du braconnage encore aujourd’hui malheureusement.

Ce n’est pas sans rappeler nos amis les pangolins qui sont aussi originaires de cette région du globe, le pangolin est encore plus braconné que les autres espèces, du moins jusqu’à l’an dernier. On espère que la Covid aura au moins permis de stopper leur braconnage.

Pour avoir moi-même vécu en Chine, toutes les espèces cités précédemment sont disponibles sur le marché chinois, la médecine chinoise regorgeant de thérapie en tout genre, comprenant des décoctions de cornes d’animaux sauvages pour améliorer la libido. On est en droit de se demander si le braconnage en 2021 n’est pas seulement à destination de riches asiatiques en manque de sensations fortes.

Quelques liens :
Le site de la https://chengetawildlife.org
L’hommage de Paul Watson sur sa page https://www.facebook.com/captpaulwatson/photos/a.443115070931/10158848029165932/?type=3
Unesco : https://fr.unesco.org/news/burkina-faso-directrice-generale-lunesco-condamne-meurtre-journalistes-david-beriain-roberto
Les reportages de la Chengeta wildlife : https://youtu.be/R_Nm18hn1bw